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Des livres à rire et à vivre - Le syndrome de l'Hun posteur

Depuis Attila, rien n'a beaucoup changé. Tout auteur qui débute dans l'écriture se retrouve confronté au syndrome de l'imposteur. Mais laissez-moi vous raconter comment j'ai vécu ce passage.


Homme de plume, je l'ai toujours été. A 21 ans j'écrivais ma première chanson. Deux mille autres ont suivi depuis. Sauf que passer de l'écriture d'un titre de trois minutes à un bouquin entier, je ne m'en croyais pas capable. Jusqu'au jour, où

le destin a fait basculer mon existence. Et quand celui-ci s'en mêle, il fait pas le voyage à pied.




En Août 2018, épuisé par mes créations qui ne trouvent pas grandement la voie de la lumière, ou devrais-je préciser des grands médias, ma vie privée, qui a tourné au chaos, engendre un burnout Fin du game ?


Tout humain sur terre est déjà au moins tombé une fois, et a appris à se relever. Il n'y a pas de raisons pour que j'en sois pas capable. Le souci est que dans l'état où je me trouve, je me sens pas la force de retrouver les réseaux sociaux.

Que faire ? Je ne sais pas me poser, et encore me reposer. Mon esprit hyperactif ne peut pas encaisser le choc. La réaction va venir de ça.



Le conseil est venu d'un proche. Mais quoi écrire, et surtout pourquoi ?

  • Ne cherche pas, écris tout c'qui te vient, me conseille la personne en question.

  • Mais ça n'a pas de sens, et d'abord quel est l'intérêt de faire ça ?

  • Tu comprendras plus tard !


La nuit du burnout, j'a ai été réveillé et assailli par des flashs intenses. Comme des scènes de ma propre vie, provenant de toutes les époques, sans lien direct entre elles. Bref du grand n'importe nawak. Epuisant pour la tête, qui n'avait pas besoin de cet afflux massif de données à classer et à archiver.


Comme on me l'avait conseillé, je me mis à noter tout ce qui arriva sur un bloc, et pas un blog. Ces instants étranges se reproduisirent. En relisant les notes, je m'apercevais que j'étais en train de construire quelque chose. Mais aussi bien sur le papier que dans la tête, tout était dans le désordre. C'est alors que...



L'idée me vient de faire vivre ce que je suis en train de vivre à d'éventuels lecteurs. J'en fais part à ma psy qui trouve ça intéressant sur le point thérapie perso. Mais qui puis-je intéresser ? Je dois pouvoir m'extraire des autobiographies classiques, certaines sont d'une telle pesanteur , de quoi faire renoncer Jeff Bezos à son trip dans l'espace,


Décidé à utiliser le contenu de ces flashs, je vais donc tenter d'éviter la lourdeur et le conventionnel. J'imagine traiter ça comme un véritable film, avec des flashbacks, des dialogues, des interventions de proches décédés, et le petit +, des conversations avec ma conscience.





Malgré tout ce que j'entreprends, pour rendre l'histoire intéressante aux yeux de tous, l'obsession du syndrome de l 'Hun posteur n'a pas disparu. Moi qui pensais faire le tour de ma vie en deux deux, et boucler l'affaire en deux cents pages max, me prends au jeu, et m'aperçois que plus j'écris, plus d'autres flashs arrivent pour compléter les scènes. Vie privée et vie professionnelle, j'en suis à 550 pages et je viens à peine d'aborder la décennie des années 90.


La décision est prise. Il y aura bien un tome 2. Si je l'écris pour rien, car les lectrices auront renoncé à le lire, j'aurai au moins le mérite de laisser une œuvre testamentaire à mon fils. Je me rends compte que j'aurai apprécié que mes proches aujourd'hui disparus, me parlent un peu plus de leur vie, et me fassent connaître des détails de leur existence. Mais dans la famille, les secrets ont la peau dure, même si je vais réussir à en percer de douloureux, au cours du tome 2.


Cinq ans ont passé, le syndrome n'est plus aujourd'hui qu'un lointain souvenir. J'assume enfin pleinement mon rôle d'écrivain. Aujourd'hui j'ai trouvé ma véritable vocation.

Ecrire des livres à rire et à vivre.


Vos réactions au 36-15 "Un con, un roman autobiographique"










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